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    C’est une vidéo contemplative, mise en musique. Pas de paroles, juste des images vues à travers mes yeux. 

     

     Compte-rendu :

    Depuis mon retour de voyage en Normandie j'avais une grande envie de partir le temps d'un week-end près de chez moi. La Haute Vallée de Chevreuse s'est vite imposée dans mon esprit. J'aime me retrouver là-bas et le secteur est proche. Lorsque la météo a annoncé un week-end moins chaud et ensoleillé quelques jours plus tôt, tous les ingrédients étaient réunis pour préparer les sacoches et enfourcher mon vélo.

    La semaine a été très chaude, troisième vague de canicule et on a comme l'impression que l'on ne va jamais en sortir. Dans la nuit de jeudi à vendredi un orage a éclaté, suivit de beaucoup de pluie ce qui a fait baisser la température de presque 10 degrés. Les prévisions météorologiques étaient exactes. En rentrant du travail vendredi soir j'ai rempli méthodiquement les sacoches arrières. Tout était prêt. Dodo et direction demain vers le parc régional de la Haute Vallée de Chevreuse situé essentiellement dans les Yvelines (78) et un peu dans l'Essonne (91).

    Un ciel on ne peut plus bleu m'accompagne dès le départ et ce, pendant les deux jours. Départ de chez moi, dans le Val-de-Marne (94) et rapidement j'entre dans les Hauts-de-Seine (92) puis l'Essonne (91). Un trajet que je connais bien pour me rendre régulièrement dans la Haute Vallée de Chevreuse. Une vallée où les forêts (forêt de Rambouillet) et les champs sont nombreux. Au bout d'une vingtaine de kilomètres j'arrive à Giff-sur-Yvette et le début du Parc régional. Une ville dont je retiens surtout une longue descente (au retour ça sera le moment de la monter !) de 1,5 kilomètre en lacet. Une région vallonnée appréciée par les cyclistes de route, surtout le dimanche. J'emprunte la D906 qui m'amènera jusqu'à Rambouillet, à 50 kilomètres de mon départ. J'avais eu peur des routes encombrées par les départs de vacances, il n'en fut rien. Je prends beaucoup de plaisir à pédaler sur la départementale régulièrement ombragée. Un peu après Cernay-la-Ville et 40 kilomètres effectués je fais une pause déjeuner le long de la départementale qui abrite un grand coin d'herbe avec des tables et blancs, à côté de la forêt. Idéal pour détendre les jambes et prendre du carburant, indispensable pour continuer à pédaler. Au menu un sandwich à la terrine végétale, une tomate et deux bananes. Je profite pleinement de ces instants agréables. Quel plaisir de parcourir, avec sa maison dans les sacoches et à la force des mollets, une micro aventure.  

    Arrivée à Rambouillet, je prends la direction de Saint-Léger-en-Yvelines qui m'amènera rapidement aux étangs de Hollande. J'avais prévu un bivouac non loin de l'étang, comme il y a deux ans. Malheureusement je n'arrive pas à retrouver l'endroit et perds beaucoup de temps. Je trouve un lieu dans la forêt qui me semble être suffisamment éloigné de la piste cyclable pour ne pas être vue. A 18 heures j'installe une bâche et le matelas. Je me pose dessus pour écrire et lire un nouveau livre. Plus tard je sors l'autre moitié de la baguette de ce midi et le restant de terrine végétale pour me concocter à nouveau un sandwich. Une pomme ponctuera le repas. A nouveau je me régale. C'est calme, silencieux. J'adore. J'adore aussi être entourée d'arbres. J'entends un aboiement et que vois-je ? Un chien ? Non, un chevreuil courant et faisant des bonds au loin ! Waouh ! J'espère que je ne l'ai pas dérangé car je dois être sur son territoire. Je ne m'attendais vraiment pas à voir un chevreuil, quel joie et quel plaisir ! Je monte la tente, installe les sacoches dedans. Je rentre dans le sac de couchage et lis un peu. L'obscurité m'oblige à terminer ma lecture. C'est toujours aussi calme. Les oiseaux ne chantent plus beaucoup maintenant, la saison est terminée. Bonne nuit !

    J'ai eu un peu froid dans la nuit, réveillée plusieurs fois mais sans conséquences puisque je me rendormais rapidement à chaque fois. Levée à 6 heures, je pars du campement à 7 heures. Je rejoins l'étang de Hollande, située à deux kilomètres. Tout est calme. J'apprécie énormément l'étang avec le reflet des arbres dans l'étang, le calme, la sérénité. Quel pur moment de bonheur.

    Je prends la D61 qui est beaucoup plus directe. Pas de passage par Rambouillet. La route est agréable, surtout parce que le passage des voitures est rare un dimanche de bonne heure et elle est bordée de champs. Je fais une halte dans un cimetière afin de remplir mes gourdes. Je rejoins la D906 de la veille pour arriver rapidement à Cernay-la-Ville où je fais un pause petit déjeuner. Assise sur un banc, j'écris, regarde les cyclistes de route passé.e.s. Je suis si bien ici. Il me reste 40 kilomètres avant d'être chez moi. Un petit vent bien chiant est présent depuis ce matin. Rien d'important mais par moment il est très chiant ! Ajouté au poids du chargement, l'escargot que je suis avance très, très lentement. Ce n'est pas important. Voyager lentement mais sûrement, comme je le dis souvent. Le soleil et le ciel bleu ne me quittent toujours pas. Le sentiment de plaisir non plus malgré les côtes et le vent.

    A midi j'arrive en bas de mon immeuble après 143 kilomètres parcourus durant les deux jours. Je monte les sacoches, la tente, les gourdes en deux fois car l'ascenseur n'existe pas ici. Repas puis douche. Je suis contente de moi et ce que j'ai vu et vécu. Quel beau et agréable week-end. Et toujours ce sentiment de liberté qui m'anime et m'enthousiaste. Alors à bientôt pour de prochaines aventures !

    Je vous laisse désormais découvrir quelques photos. Cliquez sur les photos si vous souhaitez les agrandir :

     

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022

    Week-end dans la Haute Vallée de Chevreuse (143 kms) - 6 et 7 août 2022


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  • Introduction - Vidéo - 1er jour - 2ème jour - 3ème jour - 4ème jour - 5ème jour - 6ème jour - 7ème jour - 8ème jour - 9ème jour  - 10ème jour - 11ème jour 

    De Mesnières-en-Bray (76) à Villejuif (94) en passant par Beauvais (60 - train)

    Je suis réveillée à 5 heures par les coqs à moins que ce ne soit le froid (encore !) ou les deux. Je n'émerge pas tout de suite. Je reste encore un peu de temps dans la sac de couchage à profiter du chant des oiseaux. 

    Le brouillard est d'actualité. Mince.  Le soleil ne réchauffera pas tout de suite l'atmosphère bien fraiche tant le brouillard persiste. Je m'habille d'une petite épaisseur supplémentaire et d'un cache-cou. Démarrage à 7h45. Je vois mal, très mal avec ma paire de lunettes embuée. Sur la voie verte cela passe mieux puisque je n'ai pas à faire attention à la circulation routière. Je croise quelques cyclistes. Finalement le brouillard disparaîtra rapidement pour laisser place à un magnifique soleil. La voie verte, longue de 54 kilomètres, de Dieppe à Forges-les-Eaux à pris fin. Depuis je pédale sur des petites routes. Auparavant, j'ai vu deux écureuils roux coup sur coup. J'ai eu la chance, le bonheur et le privilège de photographier le second. Il a été mitraillé par mon objectif. Espérons que le résultat sera potable. Je suis très heureuse de les avoir vus. Je vous recommande le film documentaire "Le chaîne" de Michel Seydoux et Laurent Charbonnier. En l'espace d'une saison, la vie sur et autour du chêne et son environnement dont des écureuils. De belles images sans narration. Un petit chef d'oeuvre que j'ai regardé plusieurs fois.

    Petit déjeuner à plus de 11 heures après être passée dans les toilettes publiques et une boulangerie de Forges-les-Eaux, sur une petite route à l'arrivée du village Pommereux, avec un grand coin d'herbe incluant une table et des bancs. L'occasion aussi de continuer l'écriture de mon compte-rendu journalier. Je suis assise à côté d'une reproduction d'un Grand Bi (voir photo) de 1871 (année de la Commune de Paris), l'ancêtre de nos vélos actuels. A quelques mètres se situe une petite bibliothèque (boîte à livres, ici appelée Fenêtre sur livres ) participative, initiative qui se multiplie un peu partout. J'ai particulièrement apprécié celle-ci dans sa façon d'expliquer les choses : "Cette "fenêtre sur les livres" n'a qu'un seul but : favoriser les échanges en matière de lecture. Prenez un livre, une bande dessinée, une revue. Vous les gardez ! Vous les rapportez ! Vous en apportez d'autres. Cette "fenêtre sur les livres" : faites la vivre ! Lire : c'est vivre."

    Je reprends la route un peu après midi. Pas forcément la meilleure heure à cause du soleil qui tape et les routes sont vallonnées. La canicule est dans trois semaines, j'ai le temps de voir venir, ahah ! Je pédale en regardant avec beaucoup de plaisir les petites collines. Lorsque l'on vient de la petite couronne de Paris, on ne s'en lasse pas, trop habitué.e.s au villes surchargées de personnes et d'automobiles. Sans compter les immeubles et les routes en paysage visuel. C'est un vrai bol d'air frais que de parcourir des yeux tous ces paysages. Arrivée à Gournay-en-Bray, je suis une nouvelle voie verte. Petite pause pour reprendre des forces et penser à l'éventualité que je pourrais être à Paris dès ce soir. En fait, la voie verte va directement jusqu'à Beauvais. Le relief est plat, roulant. Les meilleures conditions réunies pour arriver à Beauvais en fin d'après-midi. J'ai comme des ailes (d'escargots quand-même mais des ailes !) et j'appuie davantage sur les pédales. Les kilomètres défilent et j'ai bien plus de punch que ce matin. Agréable trajet même si le relief est répétitif (du plat, du plat et du plat !) mais le cadre et les paysages sont toujours agréables. Les nombreux arbres donnent de l'ombre et me boostent de plus en plus.

    Arrivée à Beauvais je trouve facilement la gare. Malheureusement un mouvement de grève donne une ambiance un peu stressante dans la gare. Des trains annulée donne l'effet d'un vent de liberté, heu non, de panique. Je demande à un homme avec un vélo la procédure pour pouvoir monter son vélo dans un wagon. Ses explications me rassurent. En effet, à cause des grèves, aucun guichetier.e.s. n'est présent.e.s ce jour dans la gare. Il ne m'est donc pas possible de demander des informations. "Le train en destination de Paris entre en gare, quai 7 à 17h40". Je vais en direction du quai qui est complètement à l'opposé (le dernier quai par rapport au hall). Avec une dame, nous prenons l'ascenseur. Difficile avec la longueur du vélo. Je dois soulever l'arrière du vélo avec les sacoches pour qu'il puisse rentrer totalement. Un ascenseur pour descendre et un autre pour monter. Le train arrive et je monte dans ce dernier. A peine monter j'entends : "Ce train ne prends plus de voyageur.". Les personnes qui, comme moi, sont montées, redescendent. Je demande à un agent. Il me répond que le train vient de Paris et qu'ici, c'est le terminus (la différence entre le train en destination et le train à destination). Le train qui va vers Paris est sur le quai 1. Je retrouve la dame et nous refaisons marche arrière avec les deux ascenseurs. Quai numéro 1 : on ne voit personne. Je vois de loin l'agent qui me fait signe que le quai est le tout premier, juste en face d'où en est. Merci monsieur. Je commence à bien stresser avec la pendule qui tourne. On reprend les deux ascenseurs en espérant arrivées avant le départ. Il reste moins de 6 minutes. Je commence à perdre patience, à être mal mais je dois me contenir. On se dépêche pour entrer dans le premier wagon avec le logo d'un vélo. Je fais ouf. Je demande tout de suite à une personne si on est bien dans le train en direction de Paris et sa réponse me fait un bien fou, à moi et à la dame. Et ouf à nouveau. Je retire les sacoches, les affaires sur le porte-bagage, mets mon vélo contre les 3 autres déjà présents. 1 h 15 de trajet pour arriver jusqu'à la gare du Nord de Paris. Je suis tellement soulagée d'avoir accédé à ce TER, d'être vraiment dedans. J'écris mes péripéties puis je suis dans mes pensées en regardant les paysages. En remettant sur le quai mes affaires sur le vélo, je dis au revoir à la dame qui maintenant va aller à une autre gare pour prendre un train vers Brest.

    Il est 19 heures. Le soleil tape fort, plus fort qu'à Beauvais, quelques degrés de plus. A la gare du Nord, il y du monde, du bruit. A l'extérieur aussi. La circulation est dense. Difficile de me réadapter en quelques minutes. Heureusement je connais bien le trajet pour rentrer. J'appuie bien sur les pédales malgré le poids des sacoches. Piste cyclable du boulevard Magenta. Arrivée à République, boulevard du Temple, boulevard Beaumarchais, Bastille, boulevard Bourdon, pont d'Austerlitz, boulevard de l'Hôpital, Place d'Italie, boulevard d'Italie, Maison Blanche, porte d'Italie. Plus que 4 kilomètres ! J'entre dans le Val-de-Marne (94), Le-Kremlin-Bicêtre, tout droit ! Je continue à appuyer sur les pédales, Villejuif. Bientôt, bientôt ! Dernière ligne droite, 300 mètres et je suis arrivée ! Je retire les sacoches, le sac, la tente, les gourdes du vélo. Je monte en deux fois les 4 étages sans ascenseur. 19h15 : j'ouvre la porte de chez moi. Ca y est, je suis allée jusqu'au bout ! 805 kilomètres, 11 jours de voyage, yeah ! Je suis hyper contente et satisfaite de mon voyage et de moi-même.

     

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    Jour 11 : mercredi 6 juillet 2022 - 98 kms

    Jour 11 : mercredi 6 juillet 2022 - 98 kms

    Jour 11 : mercredi 6 juillet 2022 - 98 kms

    Jour 11 : mercredi 6 juillet 2022 - 98 kms

    Jour 11 : mercredi 6 juillet 2022 - 98 kms

    Jour 11 : mercredi 6 juillet 2022 - 98 kms

    Jour 11 : mercredi 6 juillet 2022 - 98 kms

    Jour 11 : mercredi 6 juillet 2022 - 98 kms

    Jour 11 : mercredi 6 juillet 2022 - 98 kms

    Jour 11 : mercredi 6 juillet 2022 - 98 kms

    Jour 11 : mercredi 6 juillet 2022 - 98 kms

    Jour 11 : mercredi 6 juillet 2022 - 98 kms

    Jour 11 : mercredi 6 juillet 2022 - 98 kms

    Jour 11 : mercredi 6 juillet 2022 - 98 kms

    Jour 11 : mercredi 6 juillet 2022 - 98 kms

    Jour 11 : mercredi 6 juillet 2022 - 98 kms

    Jour 11 : mercredi 6 juillet 2022 - 98 kms

    Jour 11 : mercredi 6 juillet 2022 - 98 kms 

    Introduction - Vidéo - 1er jour - 2ème jour - 3ème jour - 4ème jour - 5ème jour - 6ème jour - 7ème jour - 8ème jour - 9ème jour  - 10ème jour - 11ème jour


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    De Sotteville-sur-Mer (76) à Mesnières-sur-Bray (76)

    Avant de m'endormir j'entends un petit concerto de grenouilles avant de m'endormir vers 23 heures. Etendu d'eau à proximité ? Je ne sais pas. Nuit très, très calme dans le camping. Lorsque j'ouvre la porte de ma tente le ciel est tout bleu. Dire que j'ai failli rentrer prématurément il y a quelques jours. Ce n'est plus qu'une histoire ancienne ! J'ai encore été réveillée la nuit à cause de la fraicheur mais globalement j'ai bien dormi. Il fait encore frais ce matin.

    Direction Dieppe. Dieppe, tant attendu. Dieppe, mon premier voyage à vélo 7 ans plus tôt. Dieppe, sa mer et ses falaises. Dieppe, je vais y aller ! Comme les derniers jours, des nuages se sont invités dans le ciel bleu. Des travaux me font perdre le chemin de la véloroute et je me débrouille autrement. Je m'arrête devant un grand arrêt de bus. Non que je veuille récupérer la Vélomaritime en bus ! Non ! L'arrêt abrite une bibliothèque. Extraordinaire ! La lecture est un vecteur important, essentiel pour apprendre, comprendre, réfléchir, remettre en question, faire fonctionner son imaginaire, prendre plaisir ou focaliser son attention. Dieppe et ses falaises. Qui dit falaise, dit ville où l'on va monter, bien suer pour y accéder. Je monte une côte en lacet. Je me crois sur le Tour de France, dans les Alpes ou les Pyrénées. Je me prends pour Audrey Cordon-Ragot pendant l'ascension, la grande ascension et je reviens rapidement à la réalité. Ca grimpe mais quel plaisir de voir un tel paysage avec la mer en bas et au loin. C'est beau ! Que dis-je, c'est magnifique. Je vois un panneau annonçant Dieppe. J'en ai les larmes aux yeux. J'y sssuuuiiiissss ! J'ai envie de crier ma joie et je le fais ! J'arrive au niveau d'une falaise. Fais une pause. Il y a un petit château, la mer en bas. Direction la mer. Nous sommes mardi : ouf. Ca va être plus calme qu'un week-end. Je rêve à nouveau d'une grande barquette de frittes qui résonne dans ma tête comme une obsession. Une récompense bien méritée, ouai ! Chose faite, je m'installe sur une chaise devant la mer et déguste le fruit des mes rêves, ahah ! Je profite des frittes, de la mer, des mouettes, des goélands, du vent. Tout est bon à prendre tant le cadre est agréable. Le soleil tape. Je viens de terminer ma barquette, il est 13h40 et j'ai pédalé pendant 39 kilomètres. Vraiment sympathique de revenir à Dieppe. 

    C'est maintenant au tour de l'avenue verte Paris London de me guider. Je l'ai trouvée sans trop (un peu, quand-même sinon ça ne serait pas marrant !) de difficulté. Et de là, c'est carrément la cerise sur le gâteau vegan : une voie verte superbement entretenue, lisse et sur du plat. Cela fait du bien au moral ! J'avale presque 35 kilomètres dessus et la voie verte n'est pas encore terminée. De beau paysages, des petites vallées, des champs, avec un soleil resplendissant.  Mes yeux et mon esprit se régalent. C'est ça le bonheur ?

    Arrivée à Mesnières-en-Bray je demande à un couple la direction du camping. "-Il n'y a pas de camping à Mesnières. Vous en avez un à Neufchâtel-en-Bray (nous sommes dans le Pays de Bray), à 5 kilomètres. Par contre, juste ici (me montrant le parc à côté), vous pouvez bivouaquer. Il y a un lieu de bivouac." Je n'y crois pas mes yeux. Dans une sorte de parc non fermé avec des bancs, des tables, des arbres, de l'herbe, une exposition de photos. Juste incroyable ! Un village incitant au bivouac, ça ne se voit pas tous les jours. Je suis toute excitée, de bonne humeur. Le couple sera les seules personnes vu dans le parc pendant toute la soirée. Un château et quelques habituations sont situés à côté. Bivouac de 19 heures à 8 heures. En attendant 19 heures pour monter ma tente j'écris des notes pour le compte rendu journalier. Je me sens extraordinairement bien. Très belle journée, tout roule comme il faut, même mieux ! J'ai effectué 76 kilomètres et je devrais rentrer at home après-demain soir. Dans la tente je fais une petite toilette de chat avec un gant de toilette et de l'eau mais pas aussi méticuleuse que les félins. Un peu plus tôt, j'ai regardé l'exposition de photos située dans le parc. Des reproductions de photos et de cartes postales de différentes époques et classées par thème concernant la vie de Mesnières-en-Bray. A propos des cartes postales, il fut une époque où les gens s'en envoyaient énormément et pas uniquement lors de voyage. Un peu comme maintenant avec les SMS, sans l'aspect instantané et abusif.

     

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    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

    Jour 10 : mardi 5 juillet 2022 - 76 kms

     

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    De Fécamp (76) à Sotteville-sur-mer (76)

    Juste avant de m'endormir je suis bercée par le bruit des vagues. C'est relaxant à souhait. Que demander de plus ? Rien. Départ à 9 heures. Je démarre par une côte infranchissable pour moi. Je la monte à pied en poussant le vélo, puis une seconde. Ca commence bien ! Même pas échauffée, je fais presque du surplace. Je perds le fléchage de la véloroute puis la retrouve. On ne change pas une équipe qui gagne ! Une autre côte, un peu moins ardu mais longue alors que je viens de commencer : dur, dur, dur ! C'est pour me tester ou quoi ? Le tour de France est déjà dans les Alpes ? En fait, je n'en sais rien. Depuis mon départ je n'ai aucune information et ça fait vraiment du bien d'être déconnectée, de se couper des infos déprimantes, des réseaux sociaux, d'internet, de l'ordinateur. La suite de la Vélomartime est bien fléchée. J'emprunte des petites départementales. Rien d'extraordinaire mais cela me convient parfaitement. 

    A 13 h 30 et 41 kilomètres au compteur (l'escargot est de retour !) je fais une pause déjeuner sur un banc de la ville de Neville devant un monument en hommage "Aux enfants de Neville morts au champ d'honneur" et 9 noms sont gravés. Champ d'honneur ? Un honneur d'être tué dans une guerre dictée par des décideurs bien en sécurité ? Repas composé et j'en salive à l'avance d'un plat préparé de raviolis végétales (miam, miam !). Je finis le petit sachet de Bretzel commencé dans la matinée et termine avec deux bananes. Très bon repas. Je prends un peu de temps pour écrire. Maintenant direction Dieppe !

    Le temps est identique à celui des derniers jours : ciel bleu avec des nuages. Pour ce soir je me donne comme objectif d'arriver à Saint-Aubin-sur-Mer et son camping. Comme son nom l'indique, la ville longe la Manche. Je croise sur ma route deux bikepackers à plusieurs heures d'intervalle, la premier fois depuis le début de mon voyage, me semble-t-il. Le bikepacking ou l'art de voyager léger sur un vélo de route, un VTT ou un gravel avec des petites sacoches qui s'accrochent au cadre, derrière la selle, sur le cintre. L'un des bikepackers est une femme. La première croisée à voyager seule depuis mon départ.  Les femmes partent rarement seules même si ces dernières années le nombre s'est accru, tout en restant très en-dessous des hommes. L'indépendance, la confiance en soi, la force physique étant bien plus mis en avant dans l'éducation et la construction des garçons que des filles.

    Sans êtres difficiles, les routes alternent les côtes, les descentes avec un peu de plat. Je ne m'ennuie pas et les paysages sont agréables.  Arrivée à 18 heures au camping de Saint-Aubin-sur-Mer je remarque à l'entrée les tarifs. Il existe un forfait pour deux personnes : 24 euros ! "- Je suis seule avec un vélo, une tente, sans électricité. Pouvez-vous adapter votre forfait ? - Non, je suis désolée. Vous pouvez essayer de demander au camping de Sotteville-sur-mer. Il est à 1,5 kilomètre. - Merci. Je vais y aller. Bonne soirée." Un peu avant, j'avais effectivement vu une pancarte l'annonçant à 300 mètres . Ne voyant pas les tarifs à l'entrée je demande à la réception.  "- Bonjour, vous reste-t-il de la place ? Oui, il nous reste de la place. Je regarde ça tout de suite.  - Merci. Pour une personne avec un vélo, une tente et sans électricité. - Blablabla, 12 euros." Ouf ! Soulagement même si cela ne doit pas m'empêcher de bivouaquer plus souvent. Montage de la tente, douche et tintintin ! Devinez ? Lessive ! Puis dans la soirée je me rends à vélo à la plage qui est à un kilomètre. Encore un bon moment, un beau spectacle. Je ne m'en lasse pas. La mer, la petite plage avec des galets et aussi un peu de sable, des falaises. Quelques personnes passent et je suis par moment seule. Il fait frais, j'ai bien fait d'avoir enfilé un maillot supplémentaire. J'apprécie cette fraicheur, le vent, le spectacle devant moi. J'en ai pris plein les yeux et l'esprit. Que du bonheur. Je rentre au camping avec plein de belles choses dans la tête. Je dîne avant qu'il ne fasse nuit : un plat cuisiner de riz à la méditerranéenne et un brugnon. Il reste un peu de semoule, des protéines de soja et une pomme. Demain des courses s'imposent. Je suis à environ 30 kilomètres de Dieppe, waouh ! Même à petit pas, j'avance ! Un peu plus de 600 kilomètres pour le moment. Lorsque j'arriverai à Dieppe je changerai de véloroute pour suivre l'avenue verte Paris London jusqu'à Beauvais.

     

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    Jour 9 : lundi 4 juin 2022 - 66 kms

    Jour 9 : lundi 4 juin 2022 - 66 kms

    Jour 9 : lundi 4 juin 2022 - 66 kms

    Jour 9 : lundi 4 juin 2022 - 66 kms

    Jour 9 : lundi 4 juin 2022 - 66 kms

    Jour 9 : lundi 4 juin 2022 - 66 kms

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    Jour 9 : lundi 4 juin 2022 - 66 kms

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    Introduction - Vidéo - 1er jour - 2ème jour - 3ème jour - 4ème jour - 5ème jour - 6ème jour - 7ème jour - 8ème jour - 9ème jour  - 10ème jour - 11ème jour

     


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  • Introduction - Vidéo - 1er jour - 2ème jour - 3ème jour - 4ème jour - 5ème jour - 6ème jour - 7ème jour - 8ème jour - 9ème jour  - 10ème jour - 11ème jour 

    De  Saint-Jouin-Bruneval (76) à Fécamp (76)

    Les deux cyclovoyageur.euse partent un peu avant moi. Je retrouve rapidement la Vélomaritime et j'ai hâte de voir Etretat : la mer et les falaises. Je prends beaucoup de plaisir à rouler sur les petites routes emprunter avec les champs, les sous-bois, et ce, malgré les jambes lourdes des 93 kilomètres de la veille et aussi des kilomètres qui se cumulent depuis le début du voyage. 

    J'arrive un peu avant midi à Fécamp. Avant d'aller à la rencontre de la mer, je m'arrête dans une boutique acheter des cartes postales dont de magnifiques reproductions d'aquarelles du normand Pascal Benoît. En y sortant, je fais la connaissance d'un gentil chien husky et son humaine.  Arrivée à la mer, je m'assois sur un banc, un peu à l'arrière de la plage mais la mer est tout de même bien visible. Quel plaisir de se retrouver-là. J'admire la mer, le mouvement des vagues, la plage de galets, les mouettes, les goélands et leurs cris. Nous sommes dimanche, il y a du monde mais je suis placée sur une partie moins passante. Je vois deux fois la mer en deux jours alors que je ne l'avais pas vue depuis 7 ans, c'est un double bonheur. Je me sens si bien sur ce banc. Je déjeune, du bon pain avec des concombres, un paquet de croustillants (c'est écrit sur le sachet) à la cacahuète, des abricots et une pêche. Je prolonge le plaisir d'être ici en écrivant des cartes postales. Au moment de partir, un couple de néerlandais.e.s m'interpelle. En voyant la marque allemande de mon vélo Fahrrad Manufaktur, le monsieur me parle en allemand. Je lui réponds en français que je ne le comprends pas et lui demande : "Do you speak english ?". Il me répond un peu. Moi aussi un peu, ça tombe bien ! On échange en anglais et à ma plus grande surprise j'arrive à leur sortir des phrases, avec des fautes certes mais nous arrivons à nous comprendre. Avec une carte je leur explique mon parcours depuis Paris. Le couple est en vacances en caravane à Yport, dans un camping près de la mer, non loin de là. Iels ont amené leur vélo à assistance électrique dans leur voiture depuis les Pays Bas. La voiture est au camping et iels sont venu.e.s à Fécamp avec leur vélo qui sont derrière le banc. C'est agréable d'échanger malgré les barrières de la langue.

    Vu l'heure et le nombre de kilomètres parcourus depuis ce matin, j'imagine que je ne ferai pas un record de kilomètres aujourd'hui d'autant plus que je perds plusieurs fois le fil de la véloroute (est-ce grave docteur ?) pour finalement rejoindre Fécamp par une départementale avec un trafic important. Ville = grande circulation. Fécamp n'y fait pas exception. Un dimanche d'été ensoleillé près de la mer signifie une concentration importante de personnes allant à la plage. Arrivée dans le centre ville je demande à plusieurs personnes où se situe le camping : allez du côté de la mer, il est à côté de la plage. Des routes sont barrées pour empêcher les automobilistes de rouler n'importe où. La dernière personne à laquelle je demande le camping me répond : "Juste là, au-dessus". En hauteur. Toujours en hauteur. Il est à 100 mètres de la plage (je pense déjà au prix faramineux qu'on va me demander pour une nuit). J'ai du mal à trouver l'entrée. Un campeur qui m'a aperçue de loin m'explique que la petite entrée où nous sommes est pour les piéton.e.s mais que, bien sûr, je peux passer par là avec le vélo. Il précise que les GPS indiquent cette entrée alors que pour les voitures, c'est au-dessus. Je n'ose pas lui répondre que je n'ai pas de GPS. Je marche en poussant le vélo pour accéder à la réception. Tout est en hauteur, des escaliers partout. Il faut un peu de temps (beaucoup pour moi) pour s'y retrouver et de ne pas avoir de problèmes pour se déplacer (on reparlera de l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite à moins qu'il y aient quelques places de réserver à cet effet). Je sais par des campeurs.euses rencontré.e.s sur mon chemin que le camping n'est pas complet mais combien va me coûter la nuit ? "Je vous fait le forfait randonneur. 14 euros". Ouf de soulagement. Je m'attendais à bien plus cher. Du camping on a une superbe, que dis-je, une magnifique vue de la mer et des falaises. Un camping 10 étoiles ! Alors oui, 14 euros l'emplacement pour une personne/vélo/tente/sans électricité ce n'est pas donné mais avec ce cadre magnifique cela reste très acceptable par rapport à la norme des tarifs et de ce que les campings proposent. Depuis mon départ, les tarifs vacillent entre 7 et 16 euros. Les nuits en bivouac sont toujours les plus que bienvenus pour amortir les frais (et aussi le plaisir simplement de bivouaquer et ce, pour différentes raisons). Je discute avec un voyageur à vélo allemand arrivé peu de temps avant moi. Il parcourt la Vélomaritime dans le sens inverse du mien. Il va être sur les routes pendant deux mois et semble être habitué par ce genre de voyage. Son vélo est muni de sacoches arrières, d'une petite remorque à une roue avec dessus un panneau solaire.

    Je me dépêche d'installer la tente puis douche et lessive. Je souhaite passer la soirée sur la plage à profiter de la mer. il est 20h30 et le nombre de promeneurs et promeneuses est en forte régression, pour mon plus grand plaisir. Quel plaisir de respirer à plein poumon l'air frais, de regarder la mer, l'entendre encore et encore. Je m'assois sur un rebord, devant la plage, mange le restant de pain de ce midi, des morceaux de concombre, de tomate et un brugnon. Regarder et écouter la mer, le passage des mouettes, des goélands, tout cela donne un goût succulent à tous les aliments ingurgités. Je reste  une bonne heure à profiter du spectacle. En rentrant dans le camping je remarque un nombre important de personnes regardant en direction de la mer. Comme si nous avions tou.te.s ce point commun, celui de la mer qui nous enchante et nous émerveille. C'est beau. J'assiste au coucher du soleil. C'est encore plus beau. Après avoir eu autant de plaisir, je me couche à 23 heures avec du bonheur dans la tête et les oreilles (de ma tente j'entends le bruit des vagues).

     

    Photos (cliquez sur les photos pour les agrandir)

    Jour 8 : dimanche 3 juillet 2022 - 54 kms

    Jour 8 : dimanche 3 juillet 2022 - 54 kms

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    Jour 8 : dimanche 3 juillet 2022 - 54 kms

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