• 2ème journée : mardi 4 juillet 2017 - 87 km

    Je me réveille à 5h38 (!) par le chant des oiseaux. J'ai trouvé pire comme réveil ! :-).  Je prends mon temps pour ranger les affaires car j'ai l'intention de me rendre chez un vélociste pour faire gonfler la chambre à air avec une pompe à pied, à Chartres qui est à moins de 10 kilomètres de mon lieu de bivouac. Il fait déjà jour et le ciel est bleu. Le guide papier de la Véloscénie indique 2 concessionnaires de vélos et une amie m'en a indiqué un autre par sms. Le pneu peu gonflé n'est pas propice à bien rouler, on perd un peu de vitesse, le vélo est moins stable et j'ai surtout peur que la chambre à air et le pneu s’abîment. Chartres est une grande ville et nous sommes à heure où les embouteillages sont de rigueur. Banlieusarde que je suis, j'ai l'habitude mais c'est loin d'être un plaisir. Je me dirige vers le centre ville et demande à une commerçante où se trouve l'Office du tourisme. Au bout de 50 mètres de ses indications je tombe nez à nez avec un vélociste qui était sur ma liste, c'est encore mieux ! Le mécano n'a pas le temps de regarder l'état de la roue et gonfle la chambre à air, yeah ! Je mets deux heures pour sortir de Chartres. Il est vrai que je me suis arrêtée à quelques endroits pour prendre des photos et j'ai fait aussi un peu ma touriste mais qu'est-ce que j'ai tourné en rond. Je maudis de plus en plus les grandes villes ! Quelle délivrance une fois sortie de ce pétrin ! :-) Il est déjà plus de 11h30.

    Le soleil tape fort. Des nuages sont arrivés dans le ciel mais le bleu domine. J'aimerais arriver ce soir à Thiron-Gardais, un peu avant Nogent-le-Retrou, pas trop tard pour avoir le temps de me doucher et faire un peu de lessive. Je passe à Fontenay-sur-Eure, je continue encore un peu et il est 13h30 lorsque je m'installe sous un arbre ombragé, à côté des champs, avec 2 ou 3 voitures passant dans l'heure. Objectif immédiat : déjeuner et recharger un peu mes batteries (les miennes !). La rustine semble tenir bon. Quel soulagement car quel stress à cause de ça. Mes pensées ne vont que vers cette crevaison. J'ai besoin de penser à d'autres choses. Au moment de charger les affaires sur le vélo, je me rends compte que j'ai perdu sur la route un sac contenant un pancho, un pantalon de pluie, un coupe vent et un bon gilet fluo. Quelle galère. Je commence vraiment mal ce voyage. Je suis encore plus perturbée et culpabilise. Déjà l'année dernière le sac était tombée et un gentil couple n'avait pas hésité à faire plusieurs kilomètres pour me chercher, me retrouver et me le donner (un geste vraiment émouvant). Allez, on respire bien fort et on se dit que ce n'est pas la fin du monde, ce sont juste quelques affaires qui, je l'espère, profiteront à quelqu'un-e d'autre. Les paysages sont agréables, entre champs et forêts mais l'addition de la crevaison (l'ai-je bien réparée ?) et du sac perdu font que j'ai dû mal à me concentrer sur du positif. J'essayerai d'acheter un vêtement de pluie à Nogent-le-Retrou. Je me pose déjà la question de savoir dans quel genre de magasin vais-je en trouver un et comment vais-je pouvoir laisser le vélo avec toutes mes affaires dessus ? Le stress monte puis baisse un peu.Il faut arriver à faire le vide dans ma tête, à relativiser. Même si le voyage ne commence pas dans les meilleures conditions, rien de catastrophique ne s'est passé.

    Nous sommes dans le parc du Perche. La région est vallonnée, pas de plat ! J'arrive à Thiron-Gardais et suis contente à l'idée de pouvoir me poser un peu pour la soirée. J'apprends malheureusement que le camping n'existe plus : la bonne blague ! On m'en conseille un autre au Bois de Jahan, à côté de Brunelles sur la route de Nogent-le-Retrou. Je le trouve sans trop de difficulté. Il est au calme, en pleine campagne, c'est ce qu'il me fallait. La routine des autres voyages revient : montage de la tente, douche, lessive, dîner, écrire les notes qui serviront pour le compte-rendu que vous êtes en train de lire et il est déjà temps d'aller me coucher. Je n'ai pas le temps de lire. 87 kilomètres aujourd'hui mas vu le parcours vallonné, les hésitations, ma tête qui n'y est pas trop, la moyenne est à vitesse d'escargot ! Dans le camping verdoyant j'entends les oiseaux, quel plaisir d'avoir ce moment de réconfort. Chaude journée, le soleil a tapé fort. Mes jambes, bras et visages ont en pris un sacré coup. J'espère ne pas avoir de mauvaises surprises demain car l'année dernière j'ai attrapé de méchants coups de soleil dans le bas des cuisses/genoux. Ne pensons plus à ça ! Il est 21h44 : dodo !

    2ème journée : mardi 4 juillet 2017 - 87 km

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